Docs · Monter
La timeline, le moniteur,la coupe, l'export.
Le module Montage, tel qu'il se pratique : où sont les pistes, comment on travaille l'image dans le moniteur, comment on laisse KoraCut couper les blancs, et ce que l'export sait déjà quand tu l'ouvres.
La timeline
Tout projet a dix pistes vidéo et dix pistes audio. V1 est la piste vidéo la plus basse, juste au-dessus des pistes audio ; A1 est la piste audio la plus haute. Les pistes que le guide a nommées pour ton type de vidéo sont en haut de chaque groupe, les autres arrivent pliées : un clic sur leur en-tête les déplie. Une piste « Musique » est orange, une piste de titres violette, une piste de voix verte : la couleur dit le rôle.
Les gestes sont ceux que tu connais : glisser un rush du chutier sur une piste, couper avec le rasoir, déplacer, rogner par les bords, aimanter aux coupes voisines, faire un fondu en tirant le coin d'un clip. Au trackpad, deux doigts défilent la timeline sans bouger la tête de lecture, le pincement la zoome autour du pointeur (⌘ + deux doigts à la souris). Le bouton « Coupe auto » est dans la barre d'outils de la timeline, à côté des outils de montage.
Chaque geste est une étape d'annulation, et un tour d'agent en est une seule : ⌘Z défait tout ce qu'un agent vient de faire, d'un coup.
Le guide : les pistes, le rythme et les coupes par type de vidéo
Le moniteur
Le moniteur Programme montre la séquence, le moniteur Source montre un rush avant de le poser. Le pourcentage de zoom est écrit dans la barre du moniteur, en chiffres : 100 % veut dire un pixel du projet pour un pixel d'écran, et « Ajuster » (⌘0) montre l'image entière. Le zoom se garde par moniteur le temps de la session.
- Pincer à deux doigts
- Zoom continu, l'image reste sous les doigts.
- ⌘ + molette
- Zoom par crans de 20 % à la souris, continu au trackpad, autour du pointeur.
- Deux doigts
- Déplace l'image quand elle dépasse le panneau. Sans modificateur, la molette de souris déplace la tête de lecture.
- Espace + glisser
- L'outil main. Espace seul lance ou arrête la lecture, comme d'habitude.
- Clic sur le pourcentage
- Ajuster, 25, 50, 100, 200, 400 %.
- Double-clic
- Plein écran.
Déplacer un élément directement sur l'image
Sélectionne un plan dans la timeline : son cadre apparaît dans le moniteur, avec les poignées d'angle pour l'échelle, la poignée de rotation, et le glisser pour le déplacer. Pas de bouton à trouver, pas d'inspecteur à ouvrir. Tant que tu ne bouges rien, le plan ne porte aucun effet et ne coûte rien au rendu : le premier glisser active la transformation, et l'inspecteur s'ouvre dessus.
Les points clés sont automatiques : bouger l'élément à un temps où il n'y a pas de point clé en pose un. Le losange dans la barre du moniteur le montre (bleu quand c'est actif) et permet de couper ce comportement. Les chiffres restent modifiables dans l'inspecteur. L'activation et le déplacement tiennent dans une seule étape d'annulation.
Pendant le glisser, l'élément s'aimante au centre de l'image, à ses bords, aux tiers et à tes repères, à 6 px près. Un trait rose montre la cible.
Règles, repères et repères de plateforme
⇧R affiche deux règles graduées en pixels du projet, en haut et à gauche du moniteur. Glisser depuis une règle pose un repère ; on le déplace (sa position s'affiche), on le ramène sur la règle pour le retirer, un double-clic permet de taper sa position. Les repères se gardent dans le projet, séquence par séquence.
Le menu Repères et superpositions (le bouton grille de la barre du moniteur) contient les superpositions classiques (centre, tiers, diagonales, zone de sécurité, grille), les règles, l'affichage et le verrouillage des repères, et les repères de plateforme : TikTok, Instagram Reels, YouTube Shorts, Stories Instagram et Facebook, Statut WhatsApp, YouTube (écran de fin), Facebook, LinkedIn. Chacun grise, avec son étiquette, les zones que l'interface de la plateforme recouvre (la colonne de boutons à droite, la légende en bas, la barre du haut, l'écran de fin de YouTube sur les vingt dernières secondes), et trace la zone sûre au milieu.
Si ton projet n'a pas le ratio de la plateforme (un 16:9 avec TikTok), le cadre 9:16 se centre dans l'image et ce qui déborde s'assombrit. Quand le projet a un type de vidéo, la plateforme visée est marquée dans le sous-menu, et la barre d'état te le rappelle la première fois.
La coupe automatique
Pour un podcast, une interview ou une vidéo face caméra : Séquence > Coupe automatique… (aussi dans la palette ⌘K et par le bouton « Coupe auto » de la timeline). La fenêtre a deux onglets. « Sources » : les pistes de voix, la synchronisation des micros et des caméras par le son, et le choix de la caméra selon qui parle. « Ce qu'on cherche » : les silences, les mots parasites (« euh », hésitations), les prises refaites.
Rien n'est coupé sans avoir été vu. L'action par défaut est « Marquer » : chaque coupe prévue devient un marqueur à durée dans la timeline, rouge pour un silence, orange pour un mot parasite, violet pour une répétition. Tu écoutes, tu retires les marques que tu veux garder, puis « Couper ce qui est marqué » applique le reste, sur toutes les pistes non verrouillées à la fois pour que l'image et le son restent calés. Tu peux aussi couper et refermer directement, couper en laissant le trou, ou rendre muet.
Les réglages de départ (seuil automatique mesuré sur le bruit de fond, silence minimum 0,5 s, marges de 0,1 et 0,15 s autour de la parole) se modifient dans la fenêtre. Les mots parasites et les répétitions demandent une transcription : elle se fait sur ta machine, avec un modèle Whisper que la fenêtre propose de télécharger la première fois (145 Mo). Toute l'opération est une seule étape d'annulation.
L'export, préparé au type de vidéo
Fichier > Exporter… (⌘⇧E) ouvre la fenêtre d'export ; « Exporter de nouveau » (⌘⌥E) relance le dernier préréglage sans la rouvrir. Quand le projet a un type de vidéo, elle arrive déjà réglée : le préréglage que le guide recommande (MP4 H.264, ou H.265 quand le type le demande), et la case « Niveler le son à … LUFS » cochée sur la cible de la plateforme : -14 pour YouTube et les réseaux, -16 pour les podcasts et la formation, -23 pour la télévision. Tu peux tout changer ; ton choix est gardé dans le projet.
Le nivellement se fait sur le mixage final, en une seule passe, ce qui compte sur une machine modeste : le résultat tombe à une unité près de la cible, dans la tolérance des plateformes. Pour le LUFS exact au dixième, un vrai deux passes viendra plus tard.
Les specs par plateforme dans le guideLe module Motion : titres et habillages animés