KoraCut

Créateur & lifestyleF04-03

Storytime

Récit face caméra où le créateur raconte une histoire personnelle vécue (anecdote drôle, galère, rencontre, expérience marquante), avec une construction dramatique.

Comprendre

Objectif
Captiver et fidéliser par l'émotion et l'identification ; humaniser un créateur, un entrepreneur ou une marque personnelle.
Plateformes
TikTok, Instagram Reels, YouTube (Shorts et format long), Facebook
Ratio
9:16 (1080×1920) en priorité ; 16:9 (1920×1080) pour YouTube long
Durée
Idéal 60-90 s en vertical (fourchette 30 s – 3 min, en 1 à 3 parties) ; 8-15 min en format long YouTube
Difficulté
Équipe
Min : 1 créateur seul au smartphone · Idéal : créateur + 1 monteur
Délai
Écriture 1-2 h + tournage 30 min – 1 h + montage 2-4 h (vertical) ou 1 jour (format long)

Raconter

L'accroche et l'intro

  • Commencer par la phrase la plus intrigante de l'histoire, sans préambule : « Le jour où j'ai été retenu à la douane… à cause d'un thiéboudienne. »
  • Éviter « Salut tout le monde, aujourd'hui je vais vous raconter… » : perte de 30-50 % de l'audience en 3 s.
  • Texte à l'écran reprenant l'accroche dès la 1re image (« STORYTIME : mon pire entretien d'embauche »).
  • Expression faciale forte et regard caméra dès la 1re seconde.

La structure

  • 0-3 s : accroche (la chute ou le moment le plus fou, formulé en suspense).
  • 3-15 s : contexte minimal (où, quand, qui) en 2-3 phrases.
  • 15-60 s : montée de tension, 2-3 rebondissements, détails concrets et dialogues rejoués.
  • 60-80 s : climax / chute.
  • 80-90 s : leçon ou réaction finale + question au public ; en série, « partie 2 » annoncée.

Le ton et le style

  • Ton conversationnel, expressif, avec intonations et imitations des personnages.
  • Rythme serré : aucune pause morte, débit vif, jump cuts toutes les 2-4 s.
  • Esthétique simple : fond propre ou personnalisé (chambre, voiture à l'arrêt, cuisine), le visage est l'image.
  • Références : storytimes TikTok racontés en voiture ou en se maquillant (activité en fond qui retient l'œil).

L'habillage et les textes

  • Titre permanent en haut de l'écran (dans la zone de sécurité) : « Storytime : … (partie 1) », bold 55-65 px.
  • Sous-titres dynamiques mot à mot, mots clés colorés (couleur de la charte).
  • Émojis ou images d'illustration en pop-up (photo du lieu, capture de message floutée) pendant 1-2 s.
  • Pas de logo plein écran ; pseudo discret possible en fin.

La fin et l'appel à l'action

  • Finir sur la chute ou la réaction, puis 1 question engageante : « Et vous, il vous est arrivé quoi de pire ? »
  • Pour une série : couper au moment de suspense et afficher « Partie 2 sur mon profil » (2 s).
  • Boucle possible : la dernière phrase rejoint la première pour relancer la lecture en boucle.
  • Fin courte : 2-3 s maximum après la chute.

Tourner

Le matériel

  • Entrée de gamme : smartphone sur trépied à hauteur des yeux, caméra arrière si possible + micro sans fil (DJI Mic Mini, Rode Wireless ME) ou cravate filaire.
  • Pro : Sony ZV-E10 II ou Sony FX30 + Sigma 18-50 mm f/2.8, trépied, micro sans fil.
  • Lumière : panneau LED bicolore (Aputure Amaran 60x) + softbox, ou ring light en dépannage.
  • Contrôle du cadre : écran orientable ou téléphone en retour vidéo.

Plans et cadrage

  • Plan poitrine (medium close-up) face caméra, yeux au tiers supérieur, caméra à hauteur des yeux.
  • En vertical, laisser de la marge en haut pour le titre et en bas pour les sous-titres.
  • Deuxième valeur de plan (gros plan visage) obtenue par punch-in au montage si tourné en 4K.
  • Plans d'illustration optionnels : rejouer une scène (mains, objets, lieu) ou photos d'archive.

La lumière

  • Lumière douce principale à 45° devant le visage (fenêtre ou softbox), 5600K le jour.
  • Contre-jour léger ou lampe d'ambiance derrière pour détacher du fond.
  • Ne pas tourner dos à une fenêtre (contre-jour) ; éviter les néons de plafond seuls (ombres sous les yeux).
  • Garder la même lumière pour toutes les parties d'une série (continuité).

La prise de son

  • Micro cravate ou sans fil à 15-20 cm de la bouche ; jamais le micro intégré du téléphone à 1,5 m.
  • Crêtes à -12/-6 dB ; attention aux cris et éclats de rire (activer la piste de sécurité -6 dB).
  • Pièce meublée (rideaux, canapé) pour limiter la réverbération ; couper ventilateur et climatiseur.
  • Enregistrer 10 s de room tone pour boucher les coupes.

La mise en scène

  • Écrire la trame en 5 lignes (accroche, contexte, rebondissements, climax, chute) ; ne pas lire un texte intégral.
  • Répéter l'histoire à voix haute 1-2 fois avant de tourner pour trouver le rythme.
  • Tourner en 1-3 prises continues, puis refaire l'accroche 3-5 fois avec des variantes.
  • Anonymiser les tiers (prénoms changés, pas de photo sans accord) pour éviter diffamation et conflits.

Astuces de tournage

  • Smartphone : mode vidéo 4K 25 ips, exposition et mise au point verrouillées (appui long sur le visage).
  • Caméra : 1/50 s, f/2.8-4, ISO le plus bas possible, balance des blancs manuelle.
  • Nettoyer l'objectif du téléphone avant chaque prise (traces de doigts = image laiteuse).
  • Mode avion pour éviter les interruptions et les parasites audio.

Monter

Les pistes de la timeline

  • 6 pistes au total.
  • V1 : prise face caméra ; V2 : images d'illustration, captures, photos.
  • V3 : sous-titres dynamiques et émojis ; V4 : titre permanent.
  • A1 : voix ; A2 : SFX et musique d'ambiance légère.

Le rythme et les coupes

  • Supprimer tous les silences et « euh » : jump cuts toutes les 2-4 s.
  • Alterner cadre normal et punch-in 115-130 % à chaque coupe pour masquer les jump cuts.
  • Ne jamais couper au milieu d'une imitation ou d'une réaction : laisser respirer le climax 1-2 s.
  • Viser un débit final de 160-180 mots/min.

Transitions et effets

  • Uniquement des coupes franches et des zooms (punch-in) ; pas de fondus.
  • Zoom rapide (« crash zoom ») sur le climax ou une réplique choc.
  • Filtre noir et blanc ou vignettage bref pour un flashback ou une scène dramatique.
  • Éviter les effets trop chargés qui distraient du récit.

Le sound design

  • Pop léger (-22 dB) à l'apparition des émojis et images.
  • Effets comiques ponctuels : record scratch, « bruh », suspense (-18 dB), 2-3 maximum.
  • Coupure totale de musique sur le climax pour créer un silence dramatique.
  • Riser court (1-2 s) avant la chute.

La musique

  • Musique d'ambiance neutre (lo-fi, piano léger, instrumental suspense) 70-100 BPM.
  • Niveau très bas : -25 à -30 dB sous la voix, la voix domine.
  • Changer de musique au moment du rebondissement (tension, puis légère/drôle).
  • Sons tendance utilisables dans l'app TikTok ; en dehors, bibliothèques libres de droits.

Les sous-titres

  • Sous-titres dynamiques mot à mot ou karaoké (sous-titres auto CapCut, corrigés à la main).
  • Police bold 60-75 px, blanc avec contour noir, 1 ligne de 2-4 mots, dans le tiers inférieur de la zone de sécurité.
  • Mots clés en couleur (jaune ou couleur de charte).
  • Si l'histoire est racontée en wolof : sous-titres en français pour élargir l'audience.

L'étalonnage

  • Correction simple : exposition sur le visage, balance des blancs neutre.
  • Tons chair naturels : corriger le magenta ou le vert des LED bon marché.
  • Look léger et chaud (contraste +5, saturation +5 %) ; pas de filtre lourd.
  • Uniformiser les parties d'une série.

Exporter et publier

Mixage et export

  • Voix à -14 LUFS (jusqu'à -12 LUFS pour TikTok), true peak -1 dBTP ; compression légère (ratio 3:1).
  • Export 1080×1920, 25 ou 30 ips, H.264, 8-10 Mbps, AAC 48 kHz 256-320 kbps.
  • Format long YouTube : 1920×1080, 25 ips, 10-12 Mbps.
  • Conserver une version sans texte pour republier avec un autre titre.

Titre et miniature

  • Légende TikTok/Reels reprenant l'accroche + « (partie 1) » si série.
  • Couverture : visage expressif + titre de 4-6 mots (« J'ai perdu mon passeport à Rome »).
  • YouTube long : titre émotionnel et intrigant sans mensonge (la promesse du titre doit être tenue).
  • Description courte avec question pour susciter les commentaires.

La publication

  • Publier les séries en 2-3 parties à 12-24 h d'intervalle ; épingler la partie 1 sur le profil.
  • Heures conseillées : 12h-14h et 20h-22h (heure de Dakar).
  • Répondre aux commentaires par des vidéos (fonction « répondre en vidéo ») pour prolonger l'histoire.
  • Hashtags : #storytime #senegal #dakar + thème de l'histoire ; 3-5 au total.

Les erreurs à éviter

  • Intro trop longue avant d'entrer dans l'histoire.
  • Récit sans chute ni rebondissement : anecdote plate.
  • Lire un texte (regard qui fuit, ton monotone).
  • Divulguer l'identité de tiers et s'exposer à des conflits ou plaintes.
  • Garder les silences et hésitations : rythme mou.

Dans KoraCut

Ce type est dans la fenêtre Nouveau projet.

Ouvre KoraCut, fais ⌘N et choisis « Storytime ». L'application règle le format, les images par seconde, les pistes nommées et le niveau sonore de l'export. Tu n'as plus qu'à importer tes rushs.

Retour à la familleTout le guide

En développement

KoraCut est en développement

L'application arrive. Amadou Ba y travaille tous les jours et le site suit. Laisse ton adresse pour être prévenu à la sortie.