KoraCut

Musique & artF10-05

Performance / danse

Vidéo centrée sur une chorégraphie ou une performance physique (danse urbaine, sabar, afro-dance, danse contemporaine, acrobatie), filmée et montée pour mettre en valeur le mouvement.

Comprendre

Objectif
Mettre en valeur un danseur, une compagnie, une école de danse ou une chorégraphie liée à un titre (challenge, promotion de single, portfolio, spectacle).
Plateformes
TikTok, Instagram Reels, YouTube (version longue et Shorts), Facebook, festivals de vidéo-danse, WhatsApp
Ratio
9:16 (1080×1920) pour les challenges et Reels ; 16:9 (1920×1080 ou 3840×2160) pour les formats film et YouTube
Durée
Idéal 15-60 s en vertical (challenge) ; 1-4 min en 16:9 (fourchette 15 s – 6 min)
Difficulté
Équipe
Min : 1 vidéaste + les danseurs · Idéal : réal + chorégraphe + chef opérateur + cadreur gimbal + assistant + styliste + monteur
Délai
1-3 semaines : 1-2 sem création et répétition de la chorégraphie, 0,5-1 j de tournage, 2-5 j montage ; challenge simple : 1-2 jours

Raconter

L'accroche et l'intro

  • Démarrer sur le mouvement le plus spectaculaire ou le plus reconnaissable (le « move signature ») dans les 2 premières secondes.
  • Ou une pose figée qui explose sur le premier temps de la musique (drop).
  • En vertical : danseur(s) cadrés en pied dès la première image, pas de plan d'intro vide.
  • Texte d'accroche court si challenge : « Apprends ce pas en 15 s », « #NomDuChallenge ».

La structure

  • Challenge vertical 15-30 s : 0-2 s pose/move signature / 2-25 s chorégraphie complète sur le refrain / fin sur une pose ou une chute comique.
  • Film de danse 16:9 : intro atmosphérique (5-15 s) → chorégraphie par sections (couplet, refrain, solo) → climax groupe → pose finale et silence.
  • Tutoriel de danse (option) : démonstration en vitesse normale → décomposition au ralenti avec comptes (5, 6, 7, 8) → reprise complète.
  • Montrer au moins une fois la chorégraphie en plan continu (sans coupe) pour prouver la performance.

Le ton et le style

  • Énergique et rythmé pour l'afro-dance, l'amapiano, le sabar et le hip-hop ; lent, poétique et graphique pour la danse contemporaine.
  • Cadres qui respectent les lignes du corps : on ne coupe ni les pieds ni les mains sur les mouvements clés.
  • Décors graphiques ou urbains : murs peints de la Médina, plage de Yoff au coucher du soleil, toits, parkings, studio fond uni.
  • Références : chaînes de chorégraphes (1MILLION Dance Studio), films de danse, créateurs afro-dance nigérians et sud-africains.

L'habillage et les textes

  • Crédits dans le cadre ou en bas : chorégraphe, danseurs (@pseudos), titre de la musique et artiste.
  • Hashtag du challenge en texte (60-80 px) dans la zone de sécurité, 2-3 s au début.
  • Pour les tutoriels : comptes (« 5, 6, 7, 8 ») et noms des pas en texte synchronisé.
  • Typographie minimaliste ; ne jamais masquer les pieds ni les mains avec du texte.

La fin et l'appel à l'action

  • Pose finale tenue 1-2 s, ou fin en boucle qui reprend le début (favorise les revisionnages).
  • CTA : « À toi de jouer. Tague-nous avec #NomDuChallenge », « Cours tous les samedis, inscription sur WhatsApp ».
  • Crédits finaux 3-5 s (chorégraphe, danseurs, musique, réalisation).
  • Version YouTube : écran de fin vers d'autres chorégraphies.

Tourner

Le matériel

  • Entrée de gamme : smartphone 4K (60 ips) sur trépied ou stabilisateur DJI Osmo Mobile 7 ; pas de micro nécessaire (musique ajoutée au montage).
  • Pro : Sony FX3/FX30 ou A7S III (ralenti 100-120 ips), 16-35 mm f/2.8 pour les plans dynamiques proches, 24-70 mm, 70-200 mm pour les plans compressés.
  • Stabilisation : gimbal DJI RS 4 Pro, ou caméra FPV (DJI Avata 2) pour des mouvements autour des danseurs ; slider pour les plans lents.
  • Lumière : LED puissantes (Aputure 600d) pour le studio, tubes RGB, hazer pour les faisceaux ; réflecteurs en extérieur.
  • Enceinte bluetooth puissante pour la playback, tapis de danse/sol adapté si studio.

Plans et cadrage

  • Plan large en pied fixe, caméra à hauteur du bassin (≈ 1 m) : c'est le plan de référence, il montre toute la chorégraphie.
  • Plan moyen au gimbal qui accompagne les danseurs (travellings latéraux, orbites), grand-angle 16-24 mm à 1-2 m.
  • Gros plans sur les pieds (sabar, footwork), mains, visages et expressions.
  • Contre-plongée basse (caméra au sol) pour les sauts et figures ; plongée au drone pour les formations de groupe.
  • En 9:16 : danseur(s) centrés, laisser 10 % d'air en haut et en bas, tête hors des 210 px du haut.

La lumière

  • Extérieur : heure dorée (7 h-8 h 30, 17 h 30-19 h) en contre-jour ou lumière latérale pour sculpter les corps ; éviter 11 h-15 h (ombres dures, chaleur pour les danseurs).
  • Studio : key large et douce (grande source) pour couvrir la zone de déplacement + contre-jours colorés pour découper les silhouettes.
  • Uniformité : les danseurs se déplacent, vérifier l'exposition sur toute la zone de jeu (écart ≤ 1 diaphragme).
  • Hazer + faisceaux étroits pour les films de danse contemporaine ; silhouettes en contre-jour total.

La prise de son

  • Pas de son direct à conserver pour la chorégraphie : musique master ajoutée au montage.
  • Enregistrer le son caméra (lecture de la musique sur enceinte) pour synchroniser chaque prise par forme d'onde.
  • Pour une danse percussive (sabar, claquettes, pas frappés) : micro canon ou enregistreur au sol pour capter les impacts des pieds et les mixer avec la musique.
  • Pour le ralenti : lire la musique à x2 (ou x4) pour que le mouvement soit synchrone au ralenti.

La mise en scène

  • Chorégraphie finalisée et répétée avant le tournage ; découper la musique en sections avec timecodes.
  • Marquer au sol (scotch) les positions de départ et de fin de chaque séquence pour la continuité.
  • Tourner la chorégraphie en entier sous chaque angle (5-10 prises), puis les passages difficiles séparément.
  • Échauffement des danseurs, eau et ombre (chaleur), pauses toutes les 3-4 prises ; tenues validées (couleurs qui ressortent du décor).
  • Autorisations de lieu et droit à l'image (mineurs : autorisation parentale).

Astuces de tournage

  • 25 ips à 1/50 s pour les mouvements naturels ; 1/100-1/200 s (50 ips) si l'on veut un mouvement net sans flou pour les extraits ; 100-120 ips pour les ralentis.
  • Filtre ND pour garder f/2.8-f/4 en extérieur ; f/4 minimum en groupe pour garder tout le monde net.
  • Mise au point : suivi AF ou zone ; en mouvement rapide, préférer une profondeur de champ plus grande (f/5.6) et le grand-angle.
  • Cadreur qui connaît la chorégraphie (la répéter avec les danseurs) pour anticiper les déplacements.
  • Surveiller les fonds : pas de passants ni de voitures dans le champ pendant la prise de référence.

Monter

Les pistes de la timeline

  • 5 à 6 pistes au total.
  • V1 : plan large de référence (continu) ; V2 : multicam des autres angles (gimbal, gros plans, contre-plongée) synchronisés sur la musique.
  • V3 : ralentis, drone, plans d'intro/outro ; V4 : textes (crédits, hashtag, comptes).
  • A1 : musique master ; A2 : sons des pas et impacts (danse percussive) ou ambiance d'intro.
  • Marqueurs sur chaque temps fort et sur les 8 comptes de la chorégraphie.

Le rythme et les coupes

  • Couper sur le temps (ou juste avant l'impact d'un mouvement), jamais au milieu d'une figure.
  • Changement d'angle toutes les 4-8 temps (≈ 2-4 s à 110-120 BPM) ; laisser les figures clés dans un seul plan.
  • Raccord dans le mouvement : couper pendant un geste ample et le reprendre sous un autre angle (match on action).
  • Alterner plans larges (lecture de la chorégraphie) et serrés (énergie) ; revenir au large au moins toutes les 10-15 s.
  • Les challenges verticaux peuvent rester en un seul plan continu.

Transitions et effets

  • Transitions « dans le mouvement » : tourner sur soi-même, sauter hors champ, passer la main devant l'objectif, changer de tenue ou de décor sur un temps.
  • Speed ramps : 100 % → 25 % → 100 % sur un saut ou une figure.
  • Effets ponctuels : flash, dédoublement (echo), gel d'image sur la pose finale.
  • Éviter de surcharger : la chorégraphie doit rester lisible.

Le sound design

  • Musique master dominante ; pas de SFX sur la musique d'un artiste sauf accord.
  • Danse percussive : mixer les impacts des pieds (-12 à -16 dB) pour les rendre audibles.
  • Intro atmosphérique : ambiance du lieu (vent, vagues, rue) à -24 dB avant le premier temps.
  • Whoosh discret (-20 dB) sur les transitions de décor, facultatif.

La musique

  • Musique : titre de l'artiste (accord écrit si promotion) ou son tendance de la bibliothèque TikTok/Instagram.
  • Tempo : afro-dance et amapiano 100-115 BPM, sabar et mbalax 120-140 BPM, hip-hop 85-100 BPM.
  • Utiliser le master WAV pour YouTube ; sur TikTok/Reels, publier avec le son officiel de la plateforme (référencement dans le challenge).
  • Droits : musique commerciale non libre sur YouTube = risque de blocage Content ID ; comptes de marque : bibliothèque commerciale uniquement.

Les sous-titres

  • Généralement aucun sous-titre (pas de paroles dites).
  • Tutoriels : comptes et noms des pas en texte synchronisé, 60-80 px, en haut du cadre pour ne pas cacher les pieds.
  • Paroles du refrain en option pour les challenges sur un titre (karaoké discret).
  • Voix off ou interview du chorégraphe (version longue) : sous-titres classiques français/wolof.

L'étalonnage

  • Correction : raccord des angles et des prises, exposition homogène sur les corps.
  • Look adapté : couleurs vives et contrastées pour l'afro-dance ; désaturé ou noir et blanc graphique pour le contemporain.
  • Faire ressortir les tenues (saturation sélective) et les peaux (luminosité, brillance naturelle du mouvement).
  • Tons chair naturels sur tous les danseurs, notamment sous éclairage coloré (qualifier la peau et la protéger).

Exporter et publier

Mixage et export

  • Audio : musique à -14 LUFS intégré (YouTube) / -14 à -12 LUFS (réseaux courts), true peak -1 dBTP.
  • 9:16 : 1080×1920, 25 ou 50 ips (50 ips rend la danse plus fluide sur mobile), H.264, 12-16 Mbps.
  • 16:9 : 3840×2160 ou 1920×1080, 25/50 ips, H.264, 40 Mbps (4K) / 12 Mbps (1080p 50 ips).
  • Déclinaisons : version tutoriel, version miroir (effet miroir pour apprendre face à l'écran), extraits de 8-15 s.

Titre et miniature

  • Titre : « [Nom de la chorégraphie / titre musical] – Chorégraphie par [Nom] » ou « #NomDuChallenge ».
  • Couverture : danseur(s) en pleine figure, nette, cadrée en pied, décor lisible ; 2-3 mots maximum.
  • Description : crédits (chorégraphe, danseurs, musique, réalisation), infos cours/booking, hashtags.
  • Pour TikTok : choisir une couverture où le mouvement est au sommet de son amplitude.

La publication

  • Publier les challenges au moment de la sortie du titre ou dès qu'une tendance démarre (réactivité 24-48 h).
  • Heures : 12 h-14 h et 19 h-22 h (heure de Dakar), le week-end fonctionne bien pour la danse.
  • Inviter d'autres danseurs et influenceurs à reprendre la chorégraphie (duos, remix).
  • Publier la version tutoriel et la version miroir 2-3 jours après la chorégraphie principale.
  • Hashtags : #danse #afrodance #sabar #galsen #NomDuChallenge + le titre de l'artiste.

Les erreurs à éviter

  • Couper les pieds ou les mains dans le cadre pendant les mouvements clés.
  • Coupes au mauvais moment (hors temps ou au milieu d'une figure).
  • Désynchronisation entre la musique et les mouvements (ralentis mal calés).
  • Tourner en plein midi : ombres dures, danseurs épuisés, rendu plat.
  • Aucun plan large : impossible de lire la chorégraphie.
  • Musique sans droits sur YouTube (blocage ou démonétisation).

Dans KoraCut

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